J'avais bien aimé mes classes de français, même si j'avais eu une prof très stricte--Mme Liliane Kerns, qui venait de Nice. C'était grâce à elle que je me suis allé faire un cours intensif de français à Montréal en 1987. Je n'avais que 20 ans, et au printemps de 1987, je venais de recevoir une bourse du gouvernement japonais pour étudier la langue et culture japonaise dans une petite ville au Japon dès l'automne.
Au même temps, Prof Kerns m'avait donné l'opportunité d'assister au cours de français à l'Université de Montréal en été. C'était une bourse de la Société des Professeurs Français et Francophones en Amérique. Comment pouvais-je dire non ?
Alors, je suis allé à Montréal en juillet 1987. Il y avait des centaines d'étudiants, la plupart venante des autres provinces du Canada. Je crois que c'était un programme pour encourager les Canadiens non-francophones à s'intéresser à apprendre le français et vivre bilingue dans leur pays bilingue. J'étais dans la classe la plus avancée (vous pouvez y croire ?). C'était génial, mais je crois que je ne pouvais pas me profiter des opportunités à utiliser le français en ville, hors de la classe. J'avais été un roi de grammaire (encore, je sais que la grammaire m'a bien échappé pendant ces vingt ans, mais elle va me revenir !), cependant je n'avais pas eu la confiance en moi pour essayer de parler français avec des gens--surtout à Montréal--qui étaient tout à fait bilingues.
Et après vingt ans, je me suis beaucoup changé. J'ai vécu au Japon, en Corée du Sud, et j'ai fait beaucoup d'érreurs en apprenant leurs langues. Maintenant je me prépare à le faire encore... en français, enfin.

1 commentaire:
Votre françcais écrit est de loin supérieur à celui de plusieurs anglophones montréalais.
Bravo!
Accent Grave
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